S’enfonçant, spéculer (Antoine Boute)

S’enfonçant, spéculer (Antoine Boute)

Le récit s’ouvre sur un portrait laconique du héros. « Freddo est un drôle. Il élève des serpents dans sa cave, il marche courbé, il mange des orties. Ce type, quand on le voit, on se dit : ʺCelui-là, il doit sûrement lui arriver des aventures.ʺ Et c’est vrai. » D’entrée de jeu, le ton est donné. Notre héros se promène dans la forêt à côté de laquelle il habite avec son chien, Jean-Jacques, et cherche une idée de roman qui le rendra riche. Il veut écrire « une saloperie de polar complètement dégénéré (…) pour sonder l’âme humaine, utiliser toutes les saloperies qui y traînent pour tout purger ».

Sur son chemin, il croise Valéria, une chanteuse et galeriste mythomane, qui le supplie de la suivre pour sauver son enfant coincé chez elle dans une armoire. Freddo, « avec son air de cow boy belge », n’écoute que son grand cœur et suit naturellement cette femme belle, élégante, à l’allure intelligente. Les explications de Valéria sur sa situation nous font comprendre que l’histoire qui va suivre ne sera pas triste : « J’ai des enfants là, enfin ce ne sont pas vraiment les miens, ce sont ceux de mon ami, amant, mari, je ne sais pas comment dire enfin bref, je suis là avec eux dans cette putain de maison là-bas plus loin en pleine forêt, oh mon dieu j’en peux plus j’en peux plus ! ».

Lire la suite : https://le-carnet-et-les-instants.net/2015/02/19/joyeux-chaos/

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