22h22 (Denis Daniels)

22h22 (Denis Daniels)

Le narrateur passe ses journées dans une gare assis sur un banc. Il attend un train dont il ne connaît ni l’heure de départ ni celle de l’arrivée. La raison pour laquelle il attend là reste mystérieuse durant une bonne partie du récit, mais son obstination à se placer à son poste de 6h du matin à 23h34 fait comprendre au lecteur que son comportement est dicté par une motivation profonde.

L’histoire se déroule en une journée. Cet homme, dont nous ne connaîtrons pas le prénom, s’assied à son banc en ce début d’hiver, alors que « le soleil pointe paresseusement ses premiers rayons ». Aujourd’hui, il est d’humeur loquace. Il commence par citer les travailleurs qu’il croise tous les jours, puis fait part de ses observations sur tous ces anonymes en transit, qui forment son spectacle quotidien. Le récit du ballet des voyageurs est entrecoupé par des confidences, timides au début, puis de plus en plus détaillées, sur la vie de ce « Forrest Gump du vingt-et-unième siècle ». Il laisse alors une large place à ses péripéties amoureuses, dévoilant sa nature solitaire et mélancolique. « J’étais tourmenté par des désirs contradictoires et une incertitude permanente. Je rêvais d’une vie qui n’était pas la mienne. Si je n’avais pas été quelqu’un de si fier, j’aurais fait des dizaines de fois marche arrière ».

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