Alpha Bêta Sarah (Constance Chlore)

Alpha Bêta Sarah (Constance Chlore)

Constance Chlore nous donne à lire une systémique familiale complexe où chaque membre est au bord de l’explosion. La mère, Maud, est animée par une soif inextinguible de séduire les hommes et fait jaser les habitants du village de Cahuns. Quant au père, Dan, c’est un chasseur de lièvres qui prend du plaisir à tuer et dépecer les bêtes et qui cogne ses enfants, Sarah et Ernst, quand les mots lui manquent.

Au début du récit, Sarah s’évade de la maison pour fuir la violence paternelle. Elle se réfugie dans la forêt, qui devient le reflet d’elle-même : elle respire avec elle, vit à son rythme, devient de plus en plus sauvage, tel un animal traqué.

Un cri immense la déchire ; la forêt s’étend dans tout son corps. Sarah est écrasée d’un coup. Bue, aspirée par une respiration profonde. Elle est la forêt, chaque branche en forme de piège. Elle est la forêt ? Elle se sent oppressée. Qui est moi ? qui est la forêt ?

Une explosion.

Sarah la ressent à l’intérieur. Elle s’y tient à la limite de l’existence ou de la disparition : en un point très léger et pointu.

Pour lire la suite: https://le-carnet-et-les-instants.net/2020/06/12/chlore-alpha-beta-sarah/

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