Georges, le monde & moi (Illana Cantin)

Georges, le monde & moi (Illana Cantin)

Résumé de l’éditeur

Avant, je me serais décrit comme le mec de base : des notes dans la moyenne, une famille aimante, un petit groupe d’amis.

Avant, j’étais l’archétype du geek qui termine avec la jolie fille à la fin d’un film.

Bref, j’avais une vie banale.

Et puis Georges a débarqué, avec son franc-parler et ses blagues pourries, et tout a changé. Mon monde s’est désaxé.

Clairement, je n’allais pas finir avec la jolie fille.

 

Mon avis

Cette histoire démarre assez drôlement par une rencontre imprévue qui va marquer le début d’une amitié sincère et un peu atypique…

Priam est un jeune garçon de 17 ans en terminale qui n’est pas très bien dans sa peau et qui se pose beaucoup de questions sur lui et sur l’avenir. Il angoisse très vite, veut tout prévoir et tout contrôler. C’est pour cette raison qu’il mène une vie bien tranquille et routinière.

« J’aurais bien voulu ne pas m’inquiéter, être le genre de types qui vivent au jour le jour, mais ce n’est pas moi. Il faut toujours que j’analyse tout. Toutes les possibilités, toutes les variantes. Et comme si ça ne suffisait pas, j’angoisse pour chacune d’elles. Si bien qu’une fois qu’on fait le calcul, il en résulte énormément d’anxiété. »

Un jour, Priam est en train de se torturer avec un exercice de math et il entend quelqu’un frapper à la fenêtre de sa chambre. Voilà que débarque Georges, un garçon qu’il n’a jamais vu et qui essaye d’éviter de se faire rosser par une fille en furie et sa batte de base-ball. Très naturel et drôle malgré l’incongruité de la situation, Georges résout le problème de math de Priam en deux temps trois mouvements, puis part aussi vite qu’il est arrivé. Le ton est donné. La petite vie tranquille de Priam commence à s’effriter. Et c’est une très bonne chose !

Georges et Priam se reverront par la suite, au début par hasard, puis volontairement. Une amitié va se tisser entre ces deux-là, qui sont complètement opposés. D’un côté, Priam est très peu sûr de lui et secrètement amoureux de sa meilleure amie Gabrielle depuis plusieurs mois sans avoir jamais osé lui dire. D’un autre côté, Georges est bien dans sa peau, populaire, il assume son homosexualité, sa grande intelligence et ses jeux de mots mythologiques parfois un peu foireux. Par contre, il a un peu plus de mal avec ses parents (des aristos coincés).

Au fur et à mesure que l’on avance dans le récit, à travers cette amitié qui se tisse en douceur, on suit deux êtres qui se découvrent, apprennent à se connaître et à s’aimer. C’est une histoire toute simple et toute douce, qu’on déguste page après page, même si les nombreux imprévus ne plaisent pas toujours à Priam ! Ces 2 personnages sont assez attachants, on assiste à leurs joies, leurs peines, leurs questionnements, leurs engueulades, comme si on faisait partie de leur groupe d’amis.

Georges, le monde & moi est un récit assez chouette qui nous fait suivre toute l’année de terminale de Priam, entre ses cours au lycée, sa vie de famille, son groupe d’amis, ses angoisses et l’évolution de sa relation avec Georges. Il y a pas mal d’humour, des rebondissements intéressants, des réflexions bien senties sur l’adolescence et le passage à l’âge adulte, avec une bonne dose d’émotions. C’est une jolie histoire d’amitié et un très beau roman sur l’adolescence et ses difficultés.

 

Le +

  • La vie des ados est présentée simplement, sans fioriture, avec sa routine et ses difficultés.
  • L’auteure a une plume légère et fluide, ses mots sont bien choisis.
  • Le questionnement sur l’identité et la sexualité est abordé avec beaucoup de justesse car l’auteure ne met pas les gens dans des cases.
  • C’est un roman qui fait du bien car il véhicule de belles valeurs positives (bonne humeur, amour de la vie…).

 

Le –

  • Les jeux de mots de Georges sur la mythologie sont un peu nombreux et peuvent lasser le lecteur.
  • L’histoire racontée n’a rien de spectaculaire, mais cela ne m’a pas dérangée.
  • L’usage de l’esperluette dans le titre (les puristes comprendront).

 

Le coin des profs

C’est un roman qui ne présente aucune difficulté de lecture, qui se lit facilement et qui est une bonne porte d’entrée au questionnement sur l’identité, le choix des études supérieures et l’orientation sexuelle (avec tous les préjugés que cela implique).

 

Mots clés

Amitié, amour, anxiété, confiance en soi, homosexualité, regard des autres, transition après le secondaire

 

Vous aimerez ce récit si vous avez aimé…

Tabou, Frank Andriat

 

Infos pratiques

  • À partir de 13 ans
  • Hachette
  • 320p.
  • 15,90€
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