I love you so mochi (Sarah Kuhn)

I love you so mochi (Sarah Kuhn)

Résumé de l’éditeur

Kimiko, une jeune Californienne d’origine japonaise, prépare son admission professionnelle dans une université d’arts réputée pour son talent. Seulement, voilà : depuis plusieurs mois, elle est incapable de dessiner quoi que ce soit de pertinent. Alors, quand ses grands-parents restés au Japon l’invitent à leur rendre visite, elle saute sur l’occasion pour se libérer de l’atmosphère étouffante qui a envahi leur maison. Arrivée sur place, elle a tôt fait de se perdre dans le dédale des majestueuses rues de Kyoto. Et c’est au détour d’une boutique de mochis, cette délicieuse pâtisserie aux couleurs du printemps, que Kimi fait la rencontre d’un jeune étudiant pas comme les autres, Akira, qui va se donner pour mission de l’aider à trouver sa voie d’entrée… Une ville haute en couleurs, des mochis, des cerisiers en fleur, quelques havres de méditation… et si c’était tout simplement ça, la recette du bonheur ?

Mon avis

Kimiko est une jeune Américaine née de deux parents japonais en pleine crise d’inspiration. Elle n’a rien peint depuis des mois alors qu’elle est censée, à l’issue de son année de terminale, intégrer la prestigieuse Liu Academy, pour la plus grande fierté de sa mère, elle-même peintre. Mais ce qu’elle aime avant tout, ce sont les vêtements, les customiser, les créer, c’est à ça qu’elle passe son temps et elle n’ose pas dire qu’elle a arrêté les cours d’arts plastiques à sa mère, qui a sacrifié tant de choses pour que sa fille réussisse bien plus facilement qu’elle.

« Où es-tu ? Émoji visage qui réfléchit.

Je suis à ton cours d’arts appliqués. Émoji fille qui hausse les épaules.

La prof dit que tu as abandonné !!! Émoji surpris.

Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Émoji chat en colère.

Viens ici immédiatement. Trois émojis fille qui court, et une aubergine (il se peut qu’Atsuko et moi ayons fait croire à ma mère que les jeunes utilisent l’aubergine comme « un point d’exclamation supplémentaire »).

– Oh, mince, fait Atsuko en jetant un coup d’œil à mon écran.

– Elle ne doit pas être si fâchée que ça si elle utilise des émojis, fait remarquer Bex d’un ton qui se veut rassurant.

– Tu rigoles, j’espère ? dit Atsuko. Dans le langage des mères asiatiques, les émojis sont synonymes de mort. »

Kimi se rend peu à peu compte que la peinture n’est peut-être pas ce pour quoi elle est faite. Lorsque sa mère découvre la vérité, c’est la crise entre les deux femmes. C’est là que les grands-parents maternels de Kimi, qu’elle n’a jamais vus, l’invitent à venir leur rendre visite au Japon. Sa mère et eux se sont fâchés lorsqu’elle a décidé de ne pas rester au Japon pour s’occuper de la ferme familiale, mais de partir aux États-Unis et d’y épouser un Américain (certes d’origine japonaise). Voilà que ces grands-parents inconnus envoient à Kimi un billet d’avion, pour qu’elle passe les vacances de printemps avec eux au Japon… La jeune fille hésite, puis accepte pour fuir les tensions familiales et découvrir ses racines. La voilà partie à l’autre bout du monde, pour essayer, au cours de ces deux semaines, de démêler les nœuds de son avenir…

Dès le début de son périple, Kimi fait la connaissance d’Akira, un jeune vendeur de mochi qui lui fait visiter les plus beaux endroits de la ville. Entre ces deux-là se tisse une jolie histoire d’amitié amoureuse. Très vite, ils évoluent tous les deux et se soutiennent mutuellement.

La culture asiatique est dépeinte dans ce roman avec beaucoup d’amour et on prend énormément de plaisir à découvrir ce pays si lointain avec Kimiko. La jeune fille rencontre pour la première fois ses grands-parents maternels et c’est l’occasion d’en apprendre beaucoup plus sur l’histoire de sa famille, mais également sur sa mère avec qui un fossé s’est créé bien malgré elle.

Bien qu’expliqué de façon très rapide, Sarah Kuhn profite de ce roman pour exprimer le passé très difficile des Japonais immigrés aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Traités comme de véritables ennemis par leur pays d’adoption, ceux-ci ont été internés dans des camps de travail. Une histoire douloureuse qui va permettre à Kimi de mieux comprendre son histoire familiale, de tisser des liens authentiques avec ses grands-parents et de faire les choix justes pour sa carrière. Un roman qui fait du bien !

Le +

  • Le récit traite de questions intéressantes avec une certaine finesse.
  • Le personnage de Kimi est frais et maladroit. Je l’ai beaucoup appréciée !
  • L’amitié tendre qui rapproche Kimi et Akira est assez chouette : ils sont tous les deux alourdis par l’héritage familial et essayent mutuellement de se comprendre et se soutenir.
  • La couverture donne envie de dévorer des mochis…

Le –

L’histoire est toute mignonne, mais j’ai l’impression que ce roman plaira plus aux filles qu’aux garçons.

Le coin des profs

Le roman ne présente pas de difficulté de lecture et est une bonne porte d’entrée pour aborder la culture familiale et son poids sur la vie des jeunes.

Niveau

Intermédiaire

Genre

Récit réaliste

Mots clés

Culture japonaise, États-Unis, Famille, immigration, Japon, orientation d’études, racines

Vous aimerez ce récit si vous avez aimé…

L’amour, le Japon, les sushis et moi, N. M. Zimmermann

Infos pratiques

  • À partir de 15 ans
  • Fleurus éditions
  • 316p.
  • 16,90€
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